© Crédit image : Warner Bros. France via YouTube
Sorti en septembre 2025 au cinéma, Une bataille après l’autre faisait clairement partie des films que j’attendais le plus. Nouveau rôle intense pour Leonardo DiCaprio, thématique politique forte, mise en scène ambitieuse… sur le papier, tout était réuni pour marquer les esprits. Après l’avoir découvert en salle, le ressenti est plus nuancé, mais le film m’a finalement laissé une impression très solide.
Synopsis (sans spoiler)
Une bataille après l’autre raconte l’histoire d’un homme engagé dans un combat politique radical, dont les convictions vont peu à peu prendre le dessus sur sa vie personnelle. À mesure que la lutte s’intensifie, le film montre comment l’idéologie, la colère et le besoin de changer le monde peuvent transformer un individu, parfois jusqu’à la rupture.
Un récit centré sur l’engagement, la radicalisation des idées et le prix à payer lorsque le combat devient plus important que tout le reste.
Mon avis
Je ne vais pas mentir : le début du film m’a mis un peu à distance. Certaines scènes sont volontairement dérangeantes, presque inconfortables, et sur le moment je les ai trouvées parfois excessives, voire pas totalement nécessaires. Il m’a fallu un temps d’adaptation pour vraiment entrer dans l’univers proposé.
Mais passé ce cap, le film prend une tout autre dimension. Le récit s’intensifie, les enjeux deviennent plus clairs et surtout, Leonardo DiCaprio livre une performance absolument phénoménale. Il ne joue pas son personnage, il l’incarne. On a réellement l’impression qu’il vit chaque doute, chaque colère et chaque conviction avec une sincérité brute.
Sa prestation est si forte qu’elle finit par faire oublier les réserves que j’avais sur le début du film. C’est typiquement le genre de rôle où DiCaprio montre pourquoi il reste l’un des acteurs les plus impressionnants de sa génération.
Au final, malgré un démarrage qui m’a laissé perplexe, le film s’impose par sa montée en puissance et par la force de son interprétation principale.
Ma note : 4/5
Anecdotes de tournage
- Inspiration littéraire : Le film est une adaptation libre du roman Vineland de Thomas Pynchon.
- Séparation des acteurs : Paul Thomas Anderson (le réalisateur) a interdit à Leonardo DiCaprio et Chase Infiniti de se rencontrer trop tôt avant le tournage pour que leur relation « père-fille » distante à l’écran paraisse plus naturelle lors de leurs premières scènes communes.
- Budget record : C’est le film le plus cher de Paul Thomas Anderson (entre 130 et 175 millions de dollars), ce qui est rare pour un drame politique aussi complexe.
