100 Meters : une claque visuelle sur Netflix

© Crédit image : Netflix via YouTube

Depuis sa sortie sur Netflix le 31 décembre 2025, 100 Meters fait beaucoup parler de lui. Entre son style visuel unique, son animation ultra fluide et sa mise en scène marquante, le film s’est rapidement imposé comme l’une des belles surprises de fin d’année. De mon côté, j’ai été complètement embarqué pendant 1h40, sans voir le temps passer, porté par une proposition artistique qui sort clairement du lot.


Synopsis (sans spoiler)

Adapté du manga sportif de 2018 signé Uoto, 100 Meters raconte la rivalité qui se construit sur plusieurs années entre Togashi et Komiya, deux sprinteurs aux profils opposés.

Togashi est un talent naturel, rapide, instinctif, mais longtemps dépourvu de réelle motivation. À l’inverse, Komiya est un élève transféré plus réservé, animé par une détermination sans faille, mais encore limité techniquement. Leur rencontre marque le début d’un affrontement sportif et personnel qui va les suivre pendant plus de quinze ans.

À travers l’épreuve du 100 mètres, le film explore des thèmes bien plus larges : la quête de sens, l’identité, la rivalité, la peur de l’échec et le poids que peut représenter une carrière qui se joue parfois sur quelques secondes.


Un film à part dans le paysage de l’animation

Dès les premières minutes, 100 Meters affiche sa singularité. Le film utilise la rotoscopie, une technique cinématographique qui consiste à redessiner image par image des prises de vues réelles. Ce choix artistique apporte une fluidité saisissante, notamment lors des séquences de course, avec de véritables plans-séquences qui donnent une sensation physique très forte.

L’animation est précise, fluide, presque hypnotique par moments. Les mouvements sont naturels, les corps crédibles et l’effort se ressent à l’écran. C’est justement cette approche visuelle qui m’a immédiatement accroché et qui différencie 100 Meters des autres films d’animation sortis cette année.

À noter que si tu as vu « Du mouvement de la terre« , le design des personnages pourra te sembler familier et pour cause, il s’agit du même auteur, Uoto.


Mon avis

J’ai vraiment beaucoup aimé ce film. Visuellement, 100 Meters est une claque. L’animation est non seulement belle, mais surtout au service du récit. Les scènes de course dégagent une intensité physique rare, et la rotoscopie permet d’exprimer chaque geste, chaque tension musculaire, chaque souffle.

Mais le film ne se contente pas d’être impressionnant techniquement. Son vrai point fort réside dans la relation entre ses deux personnages principaux. La rivalité entre Togashi et Komiya est traitée avec justesse, sans caricature, et évolue au fil du temps. Certaines répliques marquent durablement, notamment lorsqu’il est question de vies brisées ou redéfinies pour seulement 100 mètres.

C’est un film à la fois motivant et mélancolique, qui parle de sport, mais surtout de choix de vie et de ce que l’on est prêt à sacrifier pour atteindre un objectif.

Ma note : 4,5/5

Note : 4.5 sur 5.

Un film salué par la critique

Présenté en avant-première au Festival international du film d’animation d’Annecy 2025, 100 Meters a reçu un accueil très positif de la part des festivaliers, qui ont salué aussi bien sa mise en scène que son approche émotionnelle. Après une sortie limitée en salles au Japon en septembre 2025, Netflix a acquis les droits de diffusion, permettant au film de toucher un public international.

Le projet est réalisé par Kenji Iwaisawa et produit par le studio Rock ‘n’ Roll Mountain, déjà reconnu pour ses propositions visuelles audacieuses.


Où voir 100 Meters ?